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'Gli amori di una bionda': "quelques vérités importantes sur l'amour et sur la solitude"

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In occasione del ritorno nelle sale italiane di Gli amori di una bionda di Miloš Forman – classico di aprile proposto nell'ambito del progetto di distribuzione Il Cinema Ritrovato al cinema – proponiamo la lettura di una breve antologia di stampa francese d'epoca proveniente dalla Collezione Giovanni Calendoli della Cineteca:


"Les Amours d'une blonde confirment les promesses de l'As de pique. Le Tchèque Milos Forman est l'un de meilleurs cinéastes nouveaux, l'un de ceux qui savent le mieux exprimer la jeune génération et ses préoccupations.
Dans une intellingente étude de Cahiers du cinéma (n. 176) comparant Forman à Rozier (
Adieu Philippine), André Téchiné ajoute qu'on rangerait le Tchèque et le Français «sous le commun et trop mal défini dénominateur de 'Cinéaste yéyé'». La renaissance du cinéma tchèque est trop liée à un réel libéralisme puisqu'on songe à intenter un procès à Miloš Forman, parce que son film s'ouvre par une chanson yéyé".


Georges Sadoul, "Le bousingot et le yéyé", in Les Lettres Françaises, 24 febbraio - 2 marzo 1966


"L'As de pique a grandi, mais il reste ausi benêt et l'obstination avec laquelle Miloš Forman s'attache à peindre une humanité minable a de quoi surprendre dans un pays qui s'est toujours voulu d'avant-garde et hautement industrialisé. Précisément les deux mille ouvrières d'une de ces usines de chaussures dont les succursales, avant la guerre, avaient déjà essaimé à travers le monde vivent totalement isolées dans un univers strictement féminin".


G. Charensol, "De Pragues à Paris, Les amours d'une blonde", in Les Nouvelles Littérraires, 17 febbraio 1966


"Chacun peut et doit être touché par la sensibilité, par l'humour de Forman, par sa prodigieuse aptitude à trouver les mots justes des dialogues et par l'intérêt affectueux qu'il porte aux relations humaines; chacun peut et doit connaître ce qui, en dépit de liens profonds, sépare les adolescents des adultes, les parents de leurs enfants, et marque, ici, les étapes nécessaires de la révolte, et de la soumission, de la complicité et de l'incompréhension.
C'est, comme partout dans le film, la vie même qui, au-delà du document sur un milieu, sur un pays en crise et en transformation, nous oblige à nous interroger sur l'oppression de l'individu par la société e la vie collective, nous rappelle aussi, quelques vérités importantes sur l'amour et sur la solitude".


 

Yvonne Baby, "Les amours d'une blonde", in Le Monde, 19 febbraio 1966


 

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