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François Truffaut: "Ingmar Bergman ha dedicato la sua opera alle donne"

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Nel centenario della nascita del regista svedese, continua anche nel mese di dicembre al Cinema Lumière la rassegna Bergman100

Dagli archivi cartacei della Cineteca (Fondo Giovanni Calendoli) proponiamo la lettura di una rassegna stampa d'epoca, italiana e internazionale, dedicata alla produzione cinematografica di Ingmar Bergman (in particolare: Una vampata d'amore, Il settimo sigillo, Sorrisi di una notte d'estate, Il posto delle fragole, Il volto).


"Comme l'oeuvre d'Ophuls et de Renoir, celle de Bergman est dédié à la femme, mais si elle évoque plutôt Ophuls que Renoir c'est que l'auteur de La Nuit des Forains comme celui de Lola Montes, adopte plus volontiers le point de vue des personnages féminins que celui de personnages mascoulins. En d'autres termes et pour concrétiser cette nuance, disons que Renoir nous convie à regarder ses héroines à travers les yeux de leurs partnaires mâles tandis qu'Ophuls et Bergman ont tendance à nous montrer les hommes tels qu'ils se réfléchissent dans les prunelles féminines.
Les premiers films de Bergman posent des problèmes socieux; en une seconde période l'analyse devient individuelle, pure introspection dans le coeurs de personnages et, depuis quelques années, ce sont les préoccupations morales et métaphysiques qui prédominent dans La Nuit de Forains et Le Septième Sceau".

F. Truffaut, "Le noveau 'grand' du cinéma mondial Ingmar Bergman a dédié son oeuvre aux femmes", 11 - 17 giugno 1958.


A proposito di Il settimo sigillo (1957):


"Il film corre il rischio di essere un capolavoro o comunque un titolo da storia del cinema. [...]
'Corre il rischio' può essere una strana espressione; in realtà è un rischio che corre la giuria; è una cantonata che rischiano i critici ai quali il film non è piaciuto o è piaciuto troppo. Possiamo dire a proposito del Settimo sigillo almeno questo: ha il senso del mistero. E non ci preoccupiamo di correre rischi affermando che è un'opera straordinaria".


M. Morandini, "Uno straordinario film svedese a Cannes, cupa allegoria dell'uomo moderno", La Notte, 17-18 maggio 1957


"Swedish director Ingmar Bergman, whose Smiles of a Summer Night proved him an unsuspected master of satiric comedy, surprises again in yet another even more negleted vein with his new self-written and self-directed allegorical film, The Seven Seal. This mystifying drama slowly turns out to be a piercing and powerful contemplation of the passage of man upon this earth. Essentially intellectual, yet emotionally stimulating, too. But the profundities of the ideas are lightened and made flexible by glowing pictorical presentation of action that is interesting and strong. Mr. Bergman use his camera and actors for sharp, realistic effects".

B. Crowther, "Swedish Allegory has Premiere at Paris", The New York Time International Edition, 15 ottobre 1958


A proposito di Il posto delle fragole (1957):


"Les Fraises sauvages est une de ses réalisations qui nous portent à égaler le cinéma aux modes de création les plus nobles. Film dant la cruauté égale la poêsie. On en émerge ébloui et désespéré. Les impostures du temps n'y sont pas dénoncées, come il est habituel, mais rendues sensibles. Ingmar Bergman réussit à embrasser d'un seul regard et à nous montrer ce qui par nature s'anéantit d'une seconde à l'autre: la durée dans sa continuité.


C. Mauriac, "Bergman et Sjöström unis pour la gloire des Fraises sauvages", Le Figaro Littéraire, 25 aprile 1959


A proposito di Il volto (1958):


"Bergman avoue lui-même: «Je suis un illusioniste». Le Visage reflète fidélement le tempérament de son auteur. Avec la fantasmagorie, la ficiton, la magie, il est parfaitement à son aise et il excelle à les traduire. Le Visage est un film de sorcellerie et de magie dont on a peine à soutenir l'intensité et la force d'envoûtement".


A. Lipkes, "Ingmar Bergman, le magicien déploie ses sortilèges", s.d.

 

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